Aquariophilie

L’aquariophilie est le vecteur de dispersion responsable du tiers des espèces aquatiques présentes sur la liste des 100 pires espèces invasives sur la planète de l’ONU1. Tant des plantes que des animaux aquatiques exotiques sont parfois relâchés par les aquariophiles dans des écosystèmes où ils y étaient auparavant absents. Ce vecteur risque d’être encore plus important au fil des ans puisque le chiffre d’affaires de l’industrie mondiale de l’aquariophilie est en croissance2. À Montréal seulement, plus de 10 000 spécimens d’aquariophilie seraient relâchés chaque année dans les eaux du Saint-Laurent3. Chez certaines espèces de plantes aquatiques, comme le myriophylle à épis, un simple petit fragment de plante peut former de nouveau une plante complète; les plantes et les fragments relâchés dans la nature ont donc, tout dépendant des espèces, beaucoup de chances de survivre et éventuellement de s’y reproduire4.

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