Cabomba de Caroline

(Cabomba caroliana)

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Introduction et dissémination

Le cabomba de Caroline est une plante aquatique vivace submergée originaire d’Amérique du Sud (sud du Brésil, Paraguay, Uruguay, nord de l’Argentine) et du sud-est des États-Unis. C’est une plante très populaire dans le domaine de l’aquariophilie, mais qui représente une menace sérieuse d’envahissement pour plusieurs plans d’eau du nord-est de l’Amérique du Nord! À preuve, une multitude de pays doivent aujourd’hui concilier avec les nombreux impacts négatifs de cette espèce, dont l’Australie, les États-Unis, l’Inde, le Japon et la Malaisie. Le relâchement d’eaux d’aquarium contaminées en milieu naturel serait à l’origine de son introduction dans différents pays. La plante peut aussi se disséminer par l’intermédiaire des embarcations en s’y accrochant, tel un « passager clandestin » (fragments de plantes, graines). Au Canada, le cabomba est bien implanté dans plusieurs cours d’eau de la région du sud de l’Ontario. Sa dissémination progresse constamment: il faut donc prendre les mesures pour éviter sa présence au Québec. En effet, le cabomba n’a toujours pas été répertorié dans la province.

 

Description

Cabomba de Caroline

Cabomba caroliana © Leslie J. Mehrhoff, University of Connecticut, Bugwood.org

Cabomba caroliana

Ses feuilles submergées sont finement découpées et rappellent la forme d’un éventail alors que les feuilles flottantes sont sagittées (en forme de flèche). Les fleurs blanches à base jaune sont les seules structures émergentes de la plante. La floraison est assez tardive et a lieu vers la fin de l’été ou le début de l’automne. Le cabomba se multiplie de façon végétative : des fragments de tiges ou de rhizomes peuvent former de nouveaux individus entiers, ce qui constitue un moyen efficace pour coloniser rapidement un nouvel habitat propice.

 

Cabomba de Caroline

Cabomba caroliana © USDA PLANTS Database, USDA NRCS PLANTS Database, Bugwood.org

Impact

Le cabomba de Caroline a la capacité de former rapidement de denses tapis en dessous ou à la surface de l’eau, supplantant ainsi les espèces indigènes pourtant bien établies. Les milieux humides aux eaux stagnantes ou lentes et de profondeur inférieure à 3 mètres sont ceux où l’espèce prolifère le plus agressivement. Les impacts d’envahissement du cabomba sont autant écologiques, économiques que sociaux : qualité de l’eau réduite, irrigation perturbée, prises d’eau bouchées, activités récréatives compromises, etc. Le bannissement de cette plante dans les aquariums et les bassins d’eau serait la mesure la plus efficace pour éviter son introduction dans les lacs et rivières.

 

 

 

 

 

 

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