Carassin

(Carassius auratus)

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Origine et distribution

Le carassin, plus communément appelé poisson rouge, est originaire de l’Asie de l’est1. Introduit aux États-Unis depuis la fin du 17e siècle, on en retrouve maintenant des populations dans toutes les provinces canadiennes1,2.

 

Description

Carassin

Carassius auratus © U.S. Geological Survey Archive, U.S. Geological Survey, Bugwood.org

Le poisson rouge ressemble à une petite carpe (L : 12- 25 cm). Sa nageoire dorsale unique comporte une seule épine dure à son origine2. Cette même caractéristique s’applique aussi à la nageoire anale2. Sa queue est fourchue et sa petite bouche est caractérisée par l’absence de barbillons près de celle-ci (au contraire de la carpe koï, Cyprinus carpio, qui en est pourvue)2,3. En milieu naturel, sa coloration est plus sobre que chez les spécimens d’aquariophilie, variant du vert olive au doré3.

 

 

Carassin

Carassius auratus © U.S. Geological Survey Archive, U.S. Geological Survey, Bugwood.org

Habitat et biologie

Ce poisson se retrouve normalement en eaux calmes pourvues de végétation aquatique1. Étant très résistant aux conditions environnementales difficiles telles les longues périodes en anoxie, on le retrouve parfois dans des plans d’eau qui autrement seraient dépourvus de poissons4. Les poissons rouges sont omnivores et se nourrissent d’une multitude de sources, allant du zooplancton aux larves d’insectes en passant par les œufs et alevins d’autres poissons ainsi que de plantes aquatiques1. Cette espèce a été observée s’hybridant avec un autre cyprinidé introduit : la carpe koï1.

 

Pourquoi s’en soucier

Carassin

Carassius auratus © 2013 Joseph R. Tomelleri – Cimarron Trading Company | joe@americanfishes.com

Il existe peu de recherche sur son impact en milieux envahis4, possiblement parce que l’espèce n’est pas considérée comme une nuisance dans la majorité des états américains1. Cependant, il a été démontré que les poissons rouges introduits dans des étangs à fond boueux engendraient une augmentation de la turbidité de l’eau (i.e. la diminution de la clarté de l’eau) causée par leurs activités d’alimentation similaires aux carpes4. Une augmentation de la turbidité de l’eau peut endommager les branchies des poissons, réduire l’efficacité avec laquelle les organismes se nourrissent et engendrer une mortalité accrue des œufs et larves d’autres organismes aquatiques4, en plus d’altérer l’esthétisme des plans d’eau. Enfin, ce poisson a été reconnu comme étant vecteur de maladies pouvant affecter les populations indigènes2.

Carassin

Carassius auratus © 2013 Joseph R. Tomelleri – Cimarron Trading Company | joe@americanfishes.com

Ce poisson fait de plus en plus la manchette avec certaines introductions problématiques. Par exemple, l’espèce pose problème au Lac Tahoe (sur la frontière entre la Californie et le Nevada), avec de très gros spécimens repérés5. Vraisemblablement introduits par un aquariophile voulant disposer de ses poissons, ces nouveaux arrivants pourraient favoriser la croissance du phytoplancton et ainsi modifier l’équilibre de l’écosystème5. Plus près de nous, des mesures d’éradication ont été prises en 2008 pour se débarrasser d’une population de poissons rouges dans un petit lac de Saint-Ferréol au Québec. La solution : l’utilisation d’un piscicide pour les exterminer6.

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