Perche commune

(Perca fluviatilis)

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Introduction et dissémination

La perche commune est présente dans la majeure partie de l’Europe d’où elle est originaire. Elle a été introduite dans plusieurs pays, dont l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. Elle pourrait s’introduire chez nous par le biais de l’aquariophilie.

 

Description et habitat

Perche commune

© Biopix: JC Schou

La perche est un poisson anadrome1. Elle mesure en moyenne de 20 à 30 cm de longueur, mais elle peut atteindre exceptionnellement jusqu’à 60 cm et 3 à 4 kg. Son poids moyen se situe entre 0,5 et 1,5 kg. Le corps du poisson est d’un jaune verdâtre et ses côtés sont striés de 5 à 7 bandes noires. Sa première nageoire dorsale est grise et porte une tache noire à son extrémité, alors que la seconde est jaune verdâtre. Ses nageoires anales et ventrales sont orangées.

On trouve souvent les perches dans les eaux stagnantes ou peu courantes, mais rarement dans les lacs oligotrophes pauvres. Elles se regroupent autour de structures immergées (arbres morts, rochers, pontons). Les jeunes spécimens vivent en bancs alors que les adultes sont plus solitaires. Les perches préfèrent la nourriture vivante; ce sont des prédateurs. Les jeunes se nourrissent de zooplancton, d’invertébrés des fonds marins et de petits alevins, alors que les adultes consomment des invertébrés et des poissons.

 

Impacts

L’introduction de la perche à l’extérieur de l’Europe pour la pêche sportive a entraîné des dommages importants aux écosystèmes, notamment en Australie, où elle aurait été introduite à partir du Royaume-Uni dès 1862. La perche est un poisson carnassier qui chasse les autres espèces pour se nourrir et son introduction dans nos cours d’eau produirait des effets néfastes sur les populations indigènes. Elle se nourrit de zooplancton, de macro-invertébrés et d’autres poissons et peut ainsi altérer de manière importante les organismes vivant en eau douce. Si elle était introduite par l’aquariophilie, elle pourrait vraisemblablement survivre et proliférer dans nos eaux grâce aux conditions favorables à son développement.

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