Tanche

(Tinca tinca)

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Introduction et dissémination 

Tanche

Tinca tinca © Biopix: N Sloth

La tanche est originaire d’Eurasie. Introduite lors d’une libération accidentelle par une pisciculture, on la trouve au Québec dans la rivière Richelieu et le lac Saint-Pierre. Il a été prouvé qu’elle pouvait se reproduire dans ces eaux et le nombre de captures y croit d’année en année. Aux États-Unis, où elle a fait l’objet d’une importante dissémination volontaire pour la pêche sportive à la fin du 19e siècle, on la retrouve dans au moins 38 des 50 états.

 

Description et habitat

La tanche est un poisson d’eau douce, quoiqu’elle se retrouve parfois en eau salée. Elle mesure en moyenne de 30 à 40 cm et son poids moyen se situe entre 3 et 4 kg. La tanche est un poisson trapu de forme ovale. Son dos est de couleur verdâtre alors que son ventre est plutôt jaune. Sa peau épaisse et visqueuse est recouverte de petites écailles bien incrustées. Elle possède deux barbillons de chaque côté de la bouche. Ses yeux sont petits, de couleur jaune vif ou orangée.

La tanche préfère les rivières où il y a peu de courant, les étangs peu profonds et les lacs de basse altitude. Elle affectionne les fonds vaseux où se trouve une végétation abondante. Elle fouille cette vase la nuit pour se nourrir de larves d’insectes, de mollusques et de végétaux tendres. La tanche tolère très bien les milieux à faible concentration d’oxygène de même que des températures variant entre 0°C et 24°C. Elle peut donc proliférer dans des eaux où d’autres espèces n’arriveraient pas à survivre. Elle hiberne dans le limon en hiver et refait surface au printemps.

 

Impacts 

Jusqu’à présent, la tanche ne figure pas sur la liste des espèces nuisibles du US Fish and Wildlife Service, mais les autorités considèrent qu’elle pourrait présenter un risque important pour le lac Champlain. L’impact de sa présence n’est pas encore très connu. Toutefois, selon une étude menée en 1988, ces poissons pourraient, à l’image de la carpe commune mais dans une moindre mesure, remuer les sédiments et affecter la qualité de l’eau. Ils pourraient aussi faire compétition à d’autres espèces de cyprinidés pour la nourriture.

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