Espèces exotiques envahissantes et potentielles

« Une espèce exotique envahissante (EEE) est un végétal, un animal ou un micro-organisme (virus ou bactérie) introduit hors de son aire de répartition naturelle, et dont l’établissement ou la propagation constitue une menace pour l’environnement, l’économie ou la société1. »

Aujourd’hui, on estime à 163 le nombre d’espèces non-indigènes ayant été introduites dans le bassin des Grands Lacs, dont 85 ont déjà été observées dans le fleuve Saint-Laurent2. La navigation transocéanique serait responsable de 55% à 70% des invasions produites depuis 19593. Aujourd’hui, pour prévenir d’autres introductions, des lois internationales régissent les eaux de ballast. Cette eau contenue dans des compartiments au fond des navires et servant à leur flottaison doit, depuis 2006, être vidangée en mer et remplacée par de l’eau salée afin de tuer les organismes d’eau douce qui pourraient se trouver au fond de ces réservoirs4.

La navigation commerciale est toutefois loin d’être la seule porte d’entrée des espèces exotiques envahissantes dans le fleuve. Les aquariophiles rejettent aussi un bon nombre d’espèces exotiques dans la nature, directement en nature ou parfois via les réseaux d’égouts. À Montréal seulement, on estime à 10 000 le nombre de poissons relâchés chaque année dans les eaux entourant l’île5.

La navigation de plaisance, la pêche, l’horticulture, l’utilisation d’organismes en laboratoire, et le relâchement d’espèces pour des motifs religieux sont aussi d’importants vecteurs d’espèces, animales ou végétales envahissantes dans le fleuve Saint-Laurent.

Pour connaître les espèces exotiques envahissantes dans le fleuve ou à risque de s’y retrouver, veuillez consulter nos répertoires de fiches d’espèces:

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